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Lettre à la jeunesse



Comme bon nombre d’entre vous, on m’a longtemps reproché ma jeunesse : trop jeune pour réfléchir au monde, pas assez mûr pour ceci, bien trop pressé pour cela. Voilà pourquoi je m’adresse à vous aujourd’hui. Car, comme vous, j’ai toujours dépassé cela. Car, comme vous, je me suis toujours battu et continuerai à me battre pour mon pays. Car, comme vous tous, je suis fier de mon parcours ; de ce que la France m’a permis de devenir.

Cet idéal – indéniablement français - n’a eu de cesse de m’accompagner tout au long du chemin. De mon adolescence à mon entrée dans la vie publique à la majorité. De mes vingt-deux ans à mon premier mandat de député. De ce 21 juin 2017 à mes trente-six ans, aujourd’hui. Rien ne me prédestinait à cette vie, personne ne m’attendait. Or, si je n’avais pas de diplômes, pas de moyens, pas de famille en politique, je possédais quelque chose que d’autres perdent parfois en route : une force de conviction intacte ; un but.

Voilà dix-huit ans que je me suis engagé au service de notre nation, c’est peut-être l’âge de certains d’entre vous. Dix-huit ans de passion, d’amour, de sacrifices pour aider à changer la vie de nos concitoyens, la vôtre ; la nôtre. Une moitié de vie à essayer de bâtir, imaginer, rêver, construire, - reconstruire aussi – notre pays, nos idéaux. Pour que demain, jeunes de France, militants courageux, garde-fous de notre République, nous puissions rebâtir, ensemble, notre maison commune. Pour que vous deveniez, demain, les acteurs qui feront triompher à nouveau notre famille politique.

La jeunesse, c’est ce que nous avons de plus cher. De plus beau. Vous êtes ce que notre pays a de plus précieux. Cela fait des années que je vous rencontre partout en France, dans les métropoles, les communes, les villages. Des années que vous me parlez de vos difficultés, de votre mal-être, du manque d’opportunités et d’espérance dans une société qui, elle-même, ne sait plus où elle va. J’en ai assez. Vous en avez assez. De ce brouillard constant ; de cette vie en noir et blanc, quelques nuances de gris comme semblant de couleur.

Ce nihilisme qui s’empare de nos jeunes esprits, des vôtres, je le refuse, je le récuse. Vous le refusez. Vous le récusez.

Cela fait des années que la droite n’a pas parlé à la jeunesse. Qu’elle la prend de haut pour eviter de la regarder dans les yeux. C’est facile. C’est lâche. Des années que notre famille politique ne vous parle plus ou dans une langue qui vous est étrangère. Or, c’est précisément pourquoi je vous écris. Car je crois en vous, je vous vois ; je sais qui vous êtes. Jeunes des villes, jeunes de province, jeunes entrepreneurs, jeunes agriculteurs, jeunes ouvriers, jeunes artisans, créatifs d’aujourd’hui, artistes de demain, vous êtes notre boussole. Et cela, personne ne peut vous l’enlever ni vous le contester.

Alors oui, la crise fait rage dans notre pays – COVID, pénuries, chômage, manque de moyens, inflation et autres -, oui, vous vous sentez délaissés. Vous avez vécu les confinements, les couvre-feux, les queues interminables devant les banques alimentaires ; les attentats islamistes, l’insécurité quotidienne, la violence ; le wokisme, le manque de liberté d’expression, l’ostracisation.

Mais, ce que notre famille politique doit proposer, c’est l’espoir. La dignité. L’émancipation. Dans les écoles, les universités. Dans votre vie de tous les jours, partout, tout le temps. Mettre sur la table des sujets cruciaux comme l’écologie, la laïcité, le travail, la liberté. Dans son discours à la jeunesse, Jaurès expliquait que « le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ». Voilà la bataille que nous devons tous mener. Que vous continuiez à cultiver votre curiosité, éveiller des vocations, essayer, toujours, quitte à parfois trébucher. Chuter, se tromper, rater, cela fait partie de l’apprentissage. Seul le travail, l’espoir et la détermination comptent. Le reste, c’est de la littérature.

Notre jeunesse souffre de ce manque de considérations, des jugements, de tant de silences. Ce n’est pas ma vision des choses, du monde. Ce ne sera jamais ce que j’ambitionne pour notre pays. La droite populaire que je représente est à vos côtés. Elle n’a jamais cessé de l’être. Jamais elle n’a fait de vous des idiots utiles, des armes de destruction, des faire-valoir idéologiques. Jamais elle ne se permettra de vous utiliser. De vous dorloter pour mieux vous contrôler. De prêcher la division et le chaos pour vous garder près d’elle, pieds et poings liés dans la médiocrité.

Car la droite populaire, la nôtre, respecte ses enfants, ses jeunes ; elle sait que la liberté est ce qu’il y a de plus grand ; elle encourage à rêver, à se dépasser.

Comme le disait Georges Bernanos : « C’est pourtant la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » Alors ne vous refroidissez pas ; continuez de vous battre, d’espérer. Ne baissez jamais les bras. Car vous êtes notre métronome. Notre avenir. Notre tempo.




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