« Mes chers compagnons, le temps est venu de tout changer. »



Mes chers amis, Mes chers compagnons,


Le 3 décembre prochain, nous élirons le nouveau président des Républicains. C’est une opportunité formidable pour tourner les pages de nos défaites et prendre un nouveau départ. Vous ne voulez pas rejouer les matchs d’hier ou d’avant-hier. Vous ne voulez pas de la guerre des chefs. Vous voulez regarder vers l’avenir. Pour retrouver le chemin des victoires.

C’est pour cela que je suis candidat à la présidence de notre famille politique. Avec vous, je souhaite réveiller la Droite. Je veux défendre et faire entendre nos convictions auprès de tous les Français.

Tous les autres partis politiques sont en train de changer. Tous changent leurs méthodes, leurs discours, leurs visages. La droite ne peut pas être la seule à ne pas changer. Je vous propose ce changement. Un changement positif et optimiste.

La droite, c’est la responsabilité et la liberté. C’est la volonté fa- rouche de défendre une certaine idée de la France. C’est, y compris dans la tempête et dans l’adversité, de rester fidèle à nos principes et à nos valeurs. Les assumer pour ne jamais avoir à rougir de nos actes ou décisions. Cette fidélité et cet honneur je les ai toujours portés dans mes combats politiques. Dans mon Sud-Ouest natal, j’ai porté nos couleurs sans hésiter. Dans cette terre du Lot réputée imprenable, j’ai été élu et réélu largement. Le futur président des Républicains devra être ce combattant politique déterminé.

La droite, c’est l’ordre et l’autorité. Oui, le respect de nos lois, de notre Histoire et de nos traditions est la première des exigences. Au fil du temps, depuis des décennies maintenant, notre pays s’est désarmé. L’autorité et le respect ont laissé place aux communautarismes en tous genres, aux revendications individuelles contre l’intérêt général.

Les valeurs de la France sont chaque jour plus menacées. Nous nous accoutumons aux risques terroristes et les zones de non droit gangrènent des pans entiers du territoire. Les voyous sont impunis et les Français honnêtes sont harcelés dans leur vie quotidienne. La cohésion de la Nation tout entière est en miettes. Il faut tout rebâtir. De fond en comble. L’immigration est devenue incontrôlée et incontrôlable. La solution n’est pas d’augmenter les places dans les centres de rétention (700 euros par jour et par détenu). Nous devons appliquer des reconduites forcées à la frontière et des mesures de sanction puissantes contre les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants. Nous devons diviser par 2 notre immigration et supprimer l’automaticité de tous les titres de séjour : si on ne travaille pas, si on ne parle pas le Français, si on a commis le moindre délit, on ne peut pas être accueilli en France.

La droite est belle quand elle est populaire. Je ne crois pas à la droite dure, à la droite molle, à la droite libérale ou conservatrice, à la vraie ou à la fausse droite. La seule droite à laquelle nous devons croire est la droite qui parle au peuple. De tous temps, nous avons réussi lorsque nous avons réuni nos compatriotes. Nous avons réussi en parlant aux salariés modestes, à nos agriculteurs, à nos enseignants, à nos indépendants et nos chefs d’entreprises. La droite, c’est le métro à 6 heures du soir, disait André Malraux. Nous devons parler à nos aînés et à nos jeunes. Il n’y a rien de pire qu’une droite qui se referme et ne s’adresse plus à personne.

La droite est belle quand elle parle de tous les sujets. Depuis quand la droite n’a-t-elle pas parlé de salaires pour ceux qui travaillent dur ? D’écologie et d’environnement ? D’éducation ? De handicap ? De protection de l’enfance ? Tous ces sujets sont au cœur des préoccupations des Français. Je refuse de laisser leswokistes destructeurs être les seuls à s’exprimer sur ces questions essentielles.

Nous ferons de la valeur travail une valeur capitale. Le travail et l’effort doivent payer. La solidarité oui, l’assistanat non ! La droite populaire doit porter une réforme des retraites qui tienne compte de la durée de cotisation et non pas du report de l’âge légal. Cette position est inattendue mais elle est juste. Elle respecte le travail et permet à nouveau de nous adresser à tous les Français. Si vous me faites confiance pour présider notre parti, je soumettrai cette proposition à votre vote. et permet à nouveau de nous adresser à tous les Français. Si vous me faites confiance pour présider notre parti, je soumettrai cette proposition à votre vote.

Nous devons faire le ménage dans nos propres déficits avant de demander des efforts aux Français. Nous devons mettre fin au gaspillage d’argent publique et aux dépenses inutiles ; l’Aide médicale d’État qui explose chaque année, les centaines d’agences d’État inutiles qui nous coûtent 20 milliards d’euros, aligner le régime du public sur le privé, supprimer les régimes spéciaux.


L’école doit renouer avec l’excellence et la méritocratie. Nous devons rétablir la laïcité et lutter contre les inégalités sociales par la mise en place d’une tenue unique pour tous dans les écoles, collèges et lycées de la République. Redonner de l’autorité aux professeurs, mieux les former et mieux les rémunérer.

Nous ferons de l’écologie une priorité. Celle de l’innovation plutôt que celle de la punition. Nous défendrons un modèle économique qui préfère produire en France et en Europe plutôt qu’à l’autre bout du monde. Nous devons parler de la gestion de la ressource en eau. C’est le premier des sujets écologiques. J’ai été fier de mener de grands et beaux combats à l’Assemblée nationale en faveur des personnes handicapées ou des femmes et des enfants victimes de violence. J’ai fait voter ces grandes Lois à l’unanimité. À chaque fois, la droite a gagné en respect et en intérêt dans les yeux des Français. C’est ce chemin qu’il nous faut prendre pour reconquérir des électeurs venus de tous les milieux. Telles sont et ont toujours été mes convictions profondes : du premier jour de mon engagement politique, à 18 ans, jusqu’à aujourd’hui. J’ai toujours été fidèle à nos idées. Je n’ai jamais transigé. Je n’ai jamais trahi.

À 21 ans, fort de mes convictions, je me porte candidat aux élections cantonales, face à mon ancien instituteur qui m’avait appris à lire et à écrire. Je sillonne en mobylette cette terre rurale, ma terre de cœur, où je suis né et où j’ai grandi. Durant 7 ans, je suis le seul élu de droite à siéger au département du Lot. J’y apprends à batailler pour nos idées et à ne jamais renier mes valeurs. De campagnes électorales en combats politiques, je deviens maire, puis président de l’intercommunalité, conseiller régional et enfin député. En juin dernier je suis réélu avec 65% des suffrages dans cette terre qui désormais fait confiance à un député de droite. Sur mes affiches, je n’ai jamais caché le logo des Républicains car je suis fier de me compter parmi vous.

Ce parcours, je le dois à mon pays. Notre vie politique est riche de ces chemins atypiques. Je veux qu’ils soient encore possibles demain. Depuis 3 ans, grâce à la confiance de Christian Jacob, j’assume la belle mission de Secrétaire général de notre parti. Durant ces années, j’ai servi notre famille politique avec sérieux et énergie. J’ai beaucoup appris sur notre fonctionnement, sur le travail immense de nos cadres et de nos militants. J’ai appris à agir collectivement en rassemblant les talents. La droite doit retrouver le goût du compagnonnage. Si vous me faites confiance pour présider les Républicains demain, je ferai du collectif une règle quotidienne.

J’engagerai dès le lendemain de mon élection un Tour de France de toutes nos Fédérations départementales. Je viendrai à votre rencontre. Nous réformerons notre parti pour vous redonner la parole. Des référendums internes seront organisés pour chaque grande décision. Tout ne doit pas se décider à Paris. Je veux reconstruire notre famille politique et la remettre en ordre de bataille pour les prochaines échéances. Il faudra tourner la page de Nicolas Sarkozy, que j’ai admiré comme président mais qui aujourd’hui sème le trouble et ne nous soutient plus. Il faut une main neuve pour tourner cette page. Je saurai le faire avec clarté.

Mes chers compagnons, le temps est venu de tout changer. Si nous ne changeons rien, nous disparaîtrons. Le 3 décembre prochain, ensemble, traçons un chemin collectif pour reconstruire notre famille politique et la faire gagner.

Tout changer pour gagner !


Aurélien Pradié